Les pesticides
Les pesticides regroupent l’ensemble des produits chimiques utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Utilisés pour différents usages, les pesticides les plus connus sont les herbicides (pour lutter contre les mauvaises herbes), les fongicides (lutter contre les infections fongiques des plantes), les insecticides et les biocides divers (lutter contre les espèces animales considérées comme nuisibles).
En usage agricole les pesticides sont souvent appliqués par pulvérisation sur les plantes et le sol, certaines molécules peuvent également venir enrober les semences. Les pesticides sont également employés en dehors de l’agriculture à l’exemple des applications vétérinaires (lutte contre certains nuisibles), de l’emploi dans le BTP (protection des matériaux de constructions) ...
La contamination de l’atmosphère par les pesticides s’effectue de trois manières différentes :
- par dérive au moment des applications ;
- par volatilisation après l’application : réaction chimique avec le soleil ;
- par érosion éolienne : sous l’action du vent les substances associées à des poussières sont remises en suspension dans l’air.
Les masses d’air peuvent ensuite transporter ces molécules sur de très longues distances selon la stabilité du produit et exposer des surfaces dites « non cibles » à la présence de pesticides.
Les pesticides peuvent être présents dans l’atmosphère sous forme gazeuse, associés à des particules, ou incorporés au brouillard ou à la pluie. Atmo Occitanie capte les molécules sous leurs formes gazeuses et particulaires.
illustration : Edito pesticides
Une surveillance des pesticides : pas de réglementation dans l’air
L’objectif est d’apporter des informations sur ce que nous respirons au quotidien et préparer l’observatoire de demain. Les connaissances acquises contribuent à améliorer les connaissances sur la composition de l’air que nous respirons, et enrichiront les études scientifiques diverses sur l’évaluation de l’impact sanitaire de l’inhalation de pesticides. Construire un historique de mesures restent un enjeu majeur pour évaluer l’impact des évolutions des pratiques agricoles et des réglementations, et à terme, permettre aux agences sanitaires de répondre aux questions posées sur l’impact potentiel de l’inhalation de pesticides sur la santé et l’environnement.
Les partenaires d’Atmo Occitanie : Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Conseil Départemental de la Haute-Garonne, Agence Régionale de Santé d’Occitanie et le Ministère de la transition écologique.
Aujourd’hui, en France, il n'existe pas de réglementation spécifique relative à la contamination de l’air par les pesticides. Pour autant, depuis plus d’une dizaine d’années, Atmo Occitanie recherche les pesticides dans l’air en différents points du territoire. De 2 sites de mesures en 2013-2014 à 10 sites en 2023-2024, la surveillance des pesticides en Occitanie n’a cessé de se renforcer, avec une stratégie de pérennisation des sites de mesures.
Les sites de mesures et leur environnement d'influence en 2023/2024
Sur la période automne 2023/ été 2024, Atmo Occitanie a effectué 10 campagnes de mesures sur la région. Chacun des sites représente un environnement d’influence particulier.
L’environnement d’influence d’un site est déterminé par le type de culture prédominante dans les parcelles se trouvant à proximité. Quand aucune influence particulière n’est relevée, on parle de polycultures.
$ICON Les sites de mesures et leur environnement d'influence |$SECTEUR $ANNEE
Panorama des molécules quantifiées en 2023/2024
Panorama des principales molécules quantifiées |$ANNEE
Le tableau suivant présente la quantification et les concentrations cumulées pour les principaux pesticides identifiés pour la période automne 2023/été 2024.
La quantification présentée sous forme de barre donne la fréquence de mesures d’une molécule pendant la période 2023/2024. Plus ce chiffre est élevé, plus souvent la molécule a été détectée dans l’air.
Cette quantification ne présage pas des concentrations mesurées : on peut avoir une molécule qui n’est présente que pendant un court laps de temps dans l’air, mais avec des concentrations élevées.
La concentration des molécules est fournie via une concentration cumulée : indicateur portant sur la charge totale d’un pesticide en cumulant ses concentrations mesurées par site. Cet indicateur présente un niveau d’exposition aérien exprimé en ng/m³ sans porter de notion de risque sanitaire.
Les concentrations de pesticides dans l’air
$ICON Concentration cumulée $FAMILLE (en ng/m³) | $SECTEUR $ANNEE
Panorama des principales molécules quantifiées |$ANNEE
Evolution des concentrations $PESTICIDES par site (en ng/m³) |$SECTEUR
$ICON Evolution des concentrations cumulées $DUREE $UNIT | $SECTEUR
$ICON Evolution des concentrations cumulées par molécule (en ng/m³) |$SECTEUR
$ICON Par campagne de mesures, comparaison de la concentration cumulée avec la fréquence de quantification |$POLLUANT
Pesticides étudiés
$ICON Nombre de molécules recherchées et quantifiées |$SECTEUR $ANNEE
Nombre de molécules recherchées et quantifiées |$SECTEUR |$ANNEE
Nombre de molécules recherchées et quantifiées par sites de mesures |$SECTEUR |$ANNEE
$ICON Les molécules recherchées et identifiées par sites de mesures |$SECTEUR
$ICON Fréquence (%) de quantification des principales molécules |$SECTEUR $ANNEE
$ICON Evolution de la quantification du $POLLUANT $DUREE |$GEOSITE
Pesticides perturbateurs endocriniens
$ICON Nombre de perturbateurs endocriniens recherchés et identifiés |$SECTEUR $ANNEE
Les perturbateurs endocriniens recherchés et quantifiés |$SECTEUR |$ANNEE
Perturbateurs endocrinien recherchés et quantifiés par sites de mesures |$SECTEUR |$ANNEE
$SECTEUR : Perturbateurs endocriniens recherchés et identifiés par sites de mesures en $ANNEE
$ICON Évolution du nombre de perturbateurs endocriniens recherchés et identifiés, par famille |$SECTEUR
$ICON Fréquence (%) de quantification des principaux perturbateurs endocriniens |$SECTEUR |$ANNEE
$ICON Nombre de perturbateurs endocriniens quantifiés |$SECTEUR
$ICON Nombre de perturbateurs endocriniens quantifiés - Zoom sur la campagne |$SECTEUR |$ANNEE
Achats de pesticides
Achats $FAMILLE (en $UNIT) |$SECTEUR $ANNEE
Évolution des achats $FAMILLE par famille $UNIT |$GEOSITE
Achat $FAMILLE par département $UNIT |$ANNEE
Les sites de mesures et leur environnement d'influence
$ICON Les sites de mesures et leur environnement d'influence |$SECTEUR $ANNEE
$ICON Assolement ($BUTTON1) autour du site de surveillance |$SECTEUR $ANNEE
Assolement ($BUTTON1) autour des sites de surveillance |$SECTEUR $ANNEE
Évolution du nombre de sites de mesures |$SECTEUR
Historique des sites de mesures |$SECTEUR
$ICON Evolution des concentrations cumulées $DUREE $UNIT | $SECTEUR
Les sources de pollution
Quelles activités consomment de l'énergie ?
L’Occitanie est la quatrième région la plus peuplée de France. Ce territoire dynamique présente des activités socio-économiques très diversifiées.
Quatre grands secteurs d’activité sont à l’origine de la consommation d’énergie sur le territoire et regroupent les principales sources de polluants anthropiques :
Chaque secteur a une consommation d’énergie propre, nécessaire au fonctionnement des différentes activités. A l’échelle régionale, les transports utilisent le plus d’énergie contrairement à l’agriculture qui en utilise le moins. Le secteur résidentiel, en deuxième position, est aussi un fort consommateur d’énergie en particulier via l’activité de chauffage des bâtiments.
Consommation énergétique par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Quelles Sources d'energies sont consommées ?
Parmi les sources d’énergies disponibles, le pétrole reste majoritairement utilisé dans la région, suivi de l’électricité et du gaz naturel. Les efforts doivent se poursuivre pour atteindre les objectifs fixés par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV), qui vise notamment à porter en 2030 la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale d’énergie et à réduire la consommation énergétique primaire d’énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012.
Ces activités émettent dans l’atmosphère des polluants atmosphériques dont les gaz à effet de serre (GES). Ceux-ci altèrent la qualité de l’air que nous respirons, ainsi que celle des écosystèmes et plus globalement l’environnement. Chaque année, près de 40 000 décès en France sont attribués à la mauvaise qualité de l’air extérieur, ce qui fait de la pollution de l’air un enjeu majeur de santé publique. En plus de l’impact sanitaire important, ces polluants ont aussi un impact climatique avéré.
Consommation énergétique par source d'énergie | $GEOSITE | $ANNEE
De la consommation énergétique à la pollution de l’air
La consommation d’énergie implique, entre autres problématiques, le rejet dans l’atmosphère de nombreux polluants. Les principaux polluants règlementés que l’on retrouve dans l’air sont les particules au diamètre inférieur à 10 μm (PM10) et celles au diamètre inférieur à 2,5 μm (PM2,5), aussi appelées particules fines. On y trouve aussi les oxydes d’azote (NOx) ou encore les gaz à effet de serre (GES), comme le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4). Ces polluants ont été choisis dans cette interface, et ne sont pas exhaustifs.
Atmo Occitanie réalise chaque année un inventaire régional spatialisé des afin de localiser les sources et les quantités de polluants atmosphériques dont les gaz à effet de serre. Cette mission est essentielle pour évaluer les évolutions des quantités émises dans l’air sur les territoires au regard des programmes nationaux tels la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone) ou le PREPA (Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques) en matière de baisse de la consommation d’énergie, de réduction de la pollution de l’air et de gaz à effet de serre
illustration : Edito émissions
Contribution des différents secteurs aux émissions de polluants atmosphériques dont les Gaz à Effet de Serre
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
A l’échelle régionale, le secteur des transports reste le premier émetteur de NOx et de GES. Le secteur résidentiel contribue quant à lui majoritairement aux émissions de particules (PM10 et PM2.5) sur territoire, notamment via la combustion de bois de chauffage.
Les deux autres secteurs contribuent de manière moins significative aux émissions de polluants atmosphériques de la région. Cependant, à l’échelle des agglomérations et intercommunalités et selon la typologie du territoire, ces secteurs peuvent être à l’origine de quantités de polluants plus ou moins importantes. Les activités économiques sont par exemple une source non négligeable de polluants dans les zones urbaines (Toulouse, Montpellier, Nîmes, Perpignan, Narbonne) tandis que l’agriculture contribue de manière notable aux émissions de polluants atmosphériques dans les zones rurales.
Tendance d’évolution des émissions de Gaz à Effet de Serre en Occitanie
Evolution des émissions de $POLLUANT hors CO₂bio par rapport à la SNBC | $SECTEUR
La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) définit à l’échelle nationale une trajectoire de réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre jusqu’à 2050. Elle donne pour cela, dans tous les secteurs d’activité, des orientations à mettre en œuvre pour une transition à économie bas-carbone, circulaire et durable.
A l’échelle de l’Occitanie, les objectifs de réduction des Gaz à Effet de Serre n’étaient pas atteints en 2020, malgré une baisse générale des émissions liées à la crise sanitaire due à la Covid-19. Les efforts en matière de réduction des Gaz à Effet de Serre doivent s’amplifier sur le territoire pour espérer atteindre la neutralité carbone en 2050, l’objectif principal de l’Accord de Paris.
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT | $SECTEUR
Ce graphique interactif présente pour les principaux secteurs d’activité l’évolution temporelle des Gaz à Effet de Serre en Occitanie. La fenêtre peut être déplacée, agrandie ou bien réduite afin de visualiser par exemple l’évolution d’année en année de ces émissions, ou encore d’une décennie à une autre.
La part des émissions de GES attribuée à la combustion de biomasse est représentée sur ce graphique.
Cartographie des émissions de particules fines (PM2,5) : focus sur le secteur résidentiel
Emissions de $POLLUANT du secteur résidentiel |$SECTEUR |$ANNEE
Cette carte interactive permet de visualiser à l’échelle de l’intercommunalité (EPCI) ou du département les émissions de particules fines (PM2,5) par secteur d’activité. Sur cet exemple, les émissions de particules fines du seul secteur résidentiel -premier secteur contributeur aux émissions de particules fines de la région- sont affichées, tout type de combustibles confondus.
Il est également possible d’afficher ces données d’émission en ciblant un type de combustible, ou bien de les afficher pour un autre secteur d’activité (transports, activités économiques, agriculture).
Référence de l'inventaire des données: "Inventaire des émissions polluantes et consommations énergétiques - Atmo Occitanie - ATMO_IRSV8_2008_2022".
La consommation énergétique
Consommation énergétique | $SECTEUR | $ANNEE
Consommation énergétique par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Consommation énergétique par source d'énergie | $GEOSITE | $ANNEE
Consommation du secteur Transports par source d'énergie | $SECTEUR | $ANNEE
Consommation du secteur Résidentiel par source d'énergie | $SECTEUR | $ANNEE
Tendances d'évolution de la consommation énergétique| $SECTEUR
Kilomètres parcourus
Kilomètres parcourus |$SECTEUR | $ANNEE
Répartition des kilomètres parcourus par type de route | $SECTEUR | $ANNEE
Répartition des kilomètres parcourus par type de véhicule | $SECTEUR | $ANNEE
Tendances d'évolution des kilomètres parcourus | $SECTEUR
Consommation
Consommation énergétique du secteur transports | $SECTEUR | $ANNEE
Consommation du secteur transports par type de transport | $SECTEUR | $ANNEE
Tendances d'évolution de la consommation du secteur transports et de la consommation totale | $SECTEUR
Répartition des kilomètres parcourus et de la consommation du trafic routier par type de véhicule | $SECTEUR | $ANNEE
Tendance d'évolution de la consommation du secteur trafic routier | $SECTEUR
Transports : Polluant émis
Emissions du secteur transports | $SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions dues au trafic routier par type de route et par polluant | $SECTEUR | $ANNEE
Répartition des kilomètres parcourus et des émissions dues au trafic routier par type de véhicule | $SECTEUR | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT dues au trafic routier | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Consommation
Consommation énergétique du secteur résidentiel | $SECTEUR | $ANNEE
Consommation du secteur Résidentiel par source d'énergie | $SECTEUR | $ANNEE
Tendance d'évolution de la consommation du secteur résidentiel | $SECTEUR
Emissions
Emissions du secteur résidentiel | $SECTEUR |$ANNEE
Répartition de la consommation et des émissions résidentielles par type d'énergie | $SECTEUR |$ANNEE
Tendance d'évolution des émissions résidentielles | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Emissions
Emissions du secteur activités économiques |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions dues aux activités économiques par type d'activité et par polluant | $SECTEUR | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions dues aux activités économiques | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Emissions
Emissions du secteur agricole |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions agricoles par type d'activité agricole et par polluant | $SECTEUR | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions agricoles | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Les Gaz à Effet de Serre (GES)
Emissions de $POLLUANT du secteur résidentiel |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions de $POLLUANT par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT | $SECTEUR
Evolution des émissions de $POLLUANT hors CO₂bio par rapport à la SNBC | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Les particules fines PM2.5
Emissions de $POLLUANT du secteur résidentiel |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions de $POLLUANT par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT | $SECTEUR
Evolution des émissions de $POLLUANT par rapport au PREPA | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Les oxydes d'azote (NOx)
Emissions de $POLLUANT du secteur résidentiel |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions de $POLLUANT par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT | $SECTEUR
Evolution des émissions de $POLLUANT par rapport au PREPA | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Les particules PM10
Emissions de $POLLUANT du secteur résidentiel |$SECTEUR |$ANNEE
Répartition des émissions de $POLLUANT par secteur | $GEOSITE | $ANNEE
Tendance d'évolution des émissions de $POLLUANT | $SECTEUR
Contribution sectorielle aux émissions de polluants atmosphériques et GES | $SECTEUR | $ANNEE
Agir pour la qualité de l’air
AGIR POUR LA QUALITE DE L'AIR
Trafic routier : levons le pied
En Occitanie :
- Le trafic routier est la principale source d’émission d’oxydes d’azote (NOx), polluants ayant un impact sanitaire et le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique. Dans une moindre mesure, il contribue également à l’émission de particules fines (PM2,5).
- Le secteur du chauffage résidentiel et plus particulièrement le chauffage au bois non performant, est le principal émetteur de PM2,5.
Entre 27% et 32% de la population sont exposées à des concentrations annuelles de NO2 supérieures au seuil OMS. Les évaluations quantitatives d’impact sanitaire (EQIS)1 2 3 indiquent que si les recommandations OMS étaient respectées dans toutes les communes de la région :
- Entre 160 et 2 800 nouveaux cas de maladies respiratoires chez l’enfant seraient évités chaque année
- Entre 240 et 4 300 nouveaux cas de maladies cardio-vasculaires, respiratoires ou métaboliques chez l’adulte seraient également évités.
Baisser nos vitesses : réduction de la population exposée au seuil $SEUIL | $SECTEUR | $NO2
Ces constats renforcent l’importance d’intensifier les efforts pour réduire encore les niveaux de pollution. Des actions doivent donc être engagées sur les secteurs du trafic routier et du chauffage résidentiel pour améliorer durablement la qualité de l'air et diminuer les effets néfastes sur la santé et le climat. Afin d’alimenter les réflexions de chaque citoyen et acteur public, Atmo Occitanie a étudié les impacts de deux actions portant sur les mobilités : la baisse des vitesses réglementaires et la réduction des distances en véhicules motorisés. Au regard des enjeux air/climat/énergie/santé, ces actions ont été évaluées en termes de consommations énergétiques et d’émissions de GES, NOx et PM2,5. Leurs effets sur l’exposition de populations au-delà des seuils pour la protection de la santé pour le NO2 ont également été étudiés.
(1)Estimation des bénéfices potentiels pour la santé d’une amélioration de la qualité de l’air ambiant en Occitanie. Saint-Maurice : Santé publique France, janvier 2025
(2)Évolution des impacts de la pollution atmosphérique sur la santé entre 2009 et 2019 - Évaluation quantitative sur le territoire du plan de protection de l’atmosphère de Toulouse – Octobre 2024 – CREAI-ORS – Atmo Occitanie
(3)Évolution des impacts de la pollution atmosphérique sur la santé entre 2009 et 2019 - Évaluation quantitative sur le territoire du plan de protection de l’atmosphère de Montpelier– Octobre 2024 – CREAI-ORS – Atmo Occitanie
Baisser nos vitesses : réduire la pollution atmosphérique
Atmo Occitanie a analysé l’impact de la réduction des vitesses des véhicules légers sur la qualité de l’air et le climat. L’étude porte sur les axes routiers dont les vitesses réglementaires sont égales ou supérieures à 80 km/h. En effet, la consommation de carburant et les émissions de polluants d’un véhicule varient en fonction de sa vitesse selon une courbe en U, le minimum est ainsi observé à :
- 70 km/h pour la consommation de carburant, les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’oxydes d’azote (NOx),
- 90 km/h pour les émissions de particules fines (PM2,5).
Les vitesses des poids lourds, des cars et des bus n'ont pas été modifiées, celles-ci permettant, d’ores et déjà, d’atteindre le seuil minimal de consommation de carburant et d’émissions de polluants.
Cette étude vise à :
- Évaluer l'impact de l'abaissement de la vitesse des véhicules légers de :10 km/h sur les axes routiers réglementés à 80 et 90 km/h
- 20 km/h sur les voies réglementées à 110 et 130 km/h
- Mesurer l'effet de cette réduction sur la consommation de carburant et les émissions de NOx, GES et PM2.5, ainsi que sur l’exposition de la population et des surfaces aux valeurs limite pour la protection de la santé fixées pour le NO2.
- Mettre les résultats à disposition des collectivités et des citoyens pour éclairer les prises de décision individuelles ou collectives à enclencher pour améliorer la qualité de l’air et réduire l’impact climatique de nos déplacements
Baisser les distances parcourues : réduire la pollution atmosphérique
La crise sanitaire de 2020 a entraîné une modification sans précédent des comportements et notamment des mobilités. Les mesures de confinement, la limitation des activités sociales et professionnelles ainsi que le recours massif au télétravail ont conduit à une baisse exceptionnelle du trafic routier. Cette réduction, d’une ampleur jamais observée auparavant, a offert un cadre unique pour analyser l’impact de la mobilité sur la qualité de l’air, les émissions polluantes et l’exposition de la population.
Deux scénarios ont été construits à partir des enseignements de la crise COVID :
- Scénario « mobilité contrainte » : il repose sur une reconduction de la baisse moyenne des distances parcourues par l’ensemble des véhicules observée durant la crise sanitaire. Il constitue une référence permettant d’évaluer l’effet d’une réduction massive et soudaine de la mobilité.
- Scénario « mobilité acceptable » : ce scénario, plus prospectif, correspond à une diminution équivalente à la moitié de cette baisse. Pour les véhicules particuliers, cette évolution est cohérente avec les évolutions attendues grâce à la mise en œuvre de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), qui encourage la réduction de l’usage individuel de la voiture grâce à l’amélioration des transports publics, le développement du covoiturage, de l’usage du vélo... En revanche, pour les poids lourds et le fret, une telle baisse ne repose pas sur des tendances actuelles et supposerait la mise en œuvre de nouvelles stratégies publiques locales et nationales.
Cette étude vise à :
- Évaluer l'impact de la baisse des distances parcourues en véhicules thermiques selon les deux scénarios construits à partir des enseignements de la crise COVID :
- Mesurer l'effet de cette réduction sur la consommation de carburant et les émissions de NOx, GES et particules PM2.5, ainsi que sur l’exposition de la population et des surfaces à la valeur limite pour la protection de la santé fixée pour le NO2.
- Mettre les résultats à disposition des collectivités et des citoyens pour éclairer les prises de décision individuelles ou collectives à enclencher pour améliorer la qualité de l’air et réduire l’impact climatique de nos déplacements.
Baisser nos vitesses
Impact de nos baisses de vitesse sur la consommation et les émissions| $GEOSITE | $TYPEROUTE | $POLLUANT
Présentation du réseau routier | $SECTEUR | $TYPEROUTE
Part du type de route par rapport à tout le réseau routier $UNIT | | $TYPEROUTE
Répartition de la consommation et des émissions selon le type de route | $SECTEUR
Impact des scénarios pour chaque type de route | $SECTEUR
Baisser nos vitesses : réduction de la population exposée au seuil $SEUIL | $GEOSITE | $NO2
Baisser les kilomètres
Impact de la baisse des kilomètres | $SECTEUR | $TYPESCENARIO | $POLLUANT
Impact des scénarios de baisse des kilomètres | $SECTEUR
Baisser les kilomètres : réduction de la population exposée au seuil $SEUIL | $SECTEUR | $NO2 | $SCENARIO